Les gens ne m'aiment pas; ils me désirent.
vendredi 20 novembre 2009
jeudi 19 novembre 2009
Portrait d'amant I
AVERTISSEMENT: Les personnages et les situations de ce récit étant tout à fait réels, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes n'est absolument pas le fruit du hasard.
Thomas était timide. Il était toujours d’humeur égale, tout le temps calme, parlait toujours sur le même ton. Il n’était pas très beau, pas très charmant. Grand, mais bedonnant; presque chauve. Il avait peu d’opinions, aucune passion, mais appréciait la musique. Thomas était ordinaire, voire ennuyant. Il s’autoproclamait un « bon gars ». De ceux qui ne baisent jamais parce que trop gentils. Nous partagions quelques amis et certains goûts musicaux, mais ça s’arrêtait là. Il me démontrait un intérêt marqué, mais je n’en avais que faire.
Un soir où le besoin s’était fait sentir, j’avais simplement ouvert les jambes à son grand étonnement. Thomas devenait un tout autre homme dans une chambre à coucher. Il était habile et enflammé. Ses doigts savaient caresser, effleurer, pincer au bon moment. Sa langue était agile et il trouvait toujours le bon rythme. Malgré cela, je m’étais donnée sans grand intérêt. Peut-être y aurais-je trouvé du plaisir si je ne l’avais pas connu. Mais même son regard animal laissait transparaître quelque chose de fade. Je l’ai mis à la porte après qu’il ait joui deux fois. Il s’en offusqua.
mardi 17 novembre 2009
Olivier ou le rebel domestiqué
J'ai habité plusieurs années le très chic et très sélect HoMa. De quartier pauvre ouvrier, il est entrain de devenir un endroit trendy qui attire, avec sa construction massive de condos, de jeunes couples professionnels. Il avait acheté avec sa copine, une petite blonde à la poitrine généreuse, une unité fraîchement livrée par un entrepreneur ventru qui avait raflé tous les contrats du coin. Je le croisais souvent alors qu'il promenait un petit chien tout noir répondant au nom ennuyant de Billy. Quand il était avec elle, il me regardait à peine, mais seul, il me décrochait quelques oeillades timides. Je l'avais remarqué dès que je l'avais croisé, un dimanche après-midi. Il était habillé de vêtements sombres pour un soleil aussi éclatant. Il y avait dans son style les vestiges d'une autre époque et c'est sûrement ce qui a attiré mon regard. Quand je marchais à sa hauteur, je pouvais voir ses magnifiques yeux noirs, profonds, mais impénétrables. Il parlait peu. La petite blonde était une vraie pie et lui l'écoutait toujours en silence. Je le croisais régulièrement dans le quartier, mais voilà qu'après m'être trouvée un emploi de soir, je le trouvais toujours à mon retour, errant dans les rues, les mains dans les poches. Il semblait plus à l'aise avec le couvert de la nuit. Sa démarche était plus assurée, son regard aussi, peut-être parce qu'il était délivré de quelques témoins gênants. Un soir d'automne, je ne l'ai pas trouvé sur mon chemin comme à l'habitude, mais plutôt assis sur les marches d'escaliers devant chez moi. Je suis restée devant lui, saisie, à regarder les traits doux de son visage. Je m'entendis articuler: "Café ?" Il me fit pour toute réponse un sourire avant de me laisser passer la première dans l'escalier étroit.
Nous n'avions envie ni un ni l'autre d'un café. Je me suis donc installée sur le divan, l'invitant à faire de même. Il était peu loquace, voire muet. J'aurais voulu le questionner, mais ç'aurait été inutile. Au fond, je connaissais déjà sa vie. L'histoire d'un rebel qui s'est assagi au contact d'une femme. Il s'est trouvé un emploi de 9 à 5 dans une tour du centre-ville, il s'est casé, a acheté un condo avec une chambre pour les futurs enfants et en attendant leur venue, le petit chien noir leur tenait compagnie. Il devait être avec la petite blonde trop bavarde depuis longtemps déjà. Il ne lui faisait l'amour qu'une fois par mois, la lumière fermée. Je sus beaucoup plus tard que j'étais bien près de la vérité. Il m'a parlé vaguement du quartier et de son chien avant de me dire qu'il s'appelait Olivier. Je me suis permise d'enlever mon veston et quand il a vu mes épaules nues, il me semble qu'il a tremblé. À voir ses yeux, j'aurais juré qu'il n'avait pas vu ni touché une femme depuis vraiment longtemps. Il a avancé une main timide vers moi en chuchotant : "Tu es tellement belle." Puis, mu par je ne sais trop quelle force, il s'est élancé de tout son corps vers moi. Ses lèvres fouillait avidement mon cou, ses doigts glissaient sur ma gorge. Il recula aussi brusquement qu'il s'était avancé, comme revenu à la raison. J'étais étourdie par la tournure de cette soirée. Même si sa réaction avait été emportée, ses gestes étaient doux. Il me regardait et me touchait comme si j'étais un objet précieux, fragile. Je sentais qu'il n'aurait pas l'audace de me toucher une deuxième fois. Alors c'est moi qui s'est approchée. J'ai passé deux doigts le long de sa mâchoire avant de poser mes lèvres sur les siennes. Il embrassait bien. Plus de lèvres que de langue, ses doigts dans ma nuque, son corps collé au mien.
J'aimerais me souvenir de comment j'en suis arrivée à être à quatre pattes sur le divan, la culotte aux chevilles, mais j'ai beau fouillé dans ma mémoire, je n'y retrouve pas même un petit indice. Par contre, je me rappelle très bien de ses doigts. Ses doigts qui caressaient mes fesses, descendaient jusqu'à mon sexe, mais s'y arrêtait juste à l'entrée. Il m'explorait comme un garçon découvre sa première femme. La fenêtre me renvoyait son image, mais je préférais fermer les yeux, me concentrer sur sa main chaude et aventureuse. S'il m'avait offerte l'entièreté de sa main droite, sa main gauche, elle, était dans son pantalon, caressant son sexe gonflé. Il sortit complètement son membre pour l'appuyer sur mes fesses. Il s'agrippait solidement à mes hanches et murmurait à voix basse des mots que je ne compris pas tout de suite. "Je ne peux pas." disait-il. "Je ne peux pas. J'ai envie de toi. Tu es tellement belle. Je ne peux pas..." J'ai ouvert les yeux beaucoup plus à cause du bruit que de la brûlure que je sentais mordre ma peau. Il avait frappé, la main bien à plat sur ma fesse. Je le voyais dans la fenêtre, il se masturbait frénétiquement et sa main battait l'air avant de claquer bruyamment sur mon cul. J'aurais aimé qu'il me baise aussi violemment que le va-et-vient qu'il faisait subir à son membre. Je sentais l'intérieur de mes cuisses humides, j'aurais été prête à le recevoir. Mais son souffle de plus en plus bruyant annonçait une fin imminente. Il ne s'est passé d'ailleurs que quelques secondes avant que j'entende un gémissement étouffé. Il avait joui sur mes fesses. Je sentais la chaleur du liquide coulant sur ma peau. Il m'a essuyée délicatement avec quelques mouchoirs qu'il avait pris sur la table basse du salon et m'a relevée pour m'embrasser. J'étais quelque peu déstabilisée par les événements de la soirée et je n'ai pas demandé satisfaction. Plus tard. Une autre fois peut-être. Il m'a entraînée jusqu'à ma chambre, ma déshabillée et m'a installée au lit. Il a pris place à mes côtés. Sa bouche était chaude contre mon visage, ses doigts légers sur ma peau. Il a attendu que je m'endorme avant de partir.
Morceaux choisis
Missed me, missed me, now you've got to kiss me.
If you kiss me, mister, I might tell my sister.
If I tell her, mister, she might tell my mother and my
mother, mister, she might tell my father and my father,
mister, he won't be too happy and he'll have his lawyer
come up from the city and arrest you, mister,
so I wouldn't miss me if you get me, mister, see?
Missed me, missed, me now you've got to kiss me.
If you kiss me, mister, you must think I'm pretty.
If you think so, mister, you must want to fuck me.
If you fuck me, mister, it must mean you love me.
If you love me, mister, you would never leave me
it's as simple as can be!
Missed me, missed me, now you've got to kiss me.
If you miss me, mister, why do you keep leaving
if you trick me, mister, I will make you suffer
and they'll get you, mister, put you in the slammer and forget
you, mister, then you'll miss me won't you, miss me
won't you miss me?
Missed me, missed me, now you've got to kiss me.
if you kiss me, mister, take responsibility.
I'm fragile, mister, just like any girl would be
and so misunderstood so treat me delicately.
Missed me, missed me, now you've gone and done it,
hope you're happy in the county penitentiary
it serves you right for kissing little girls, but I will visit, if you miss me.
Say you miss me.
How's the food they feed you?
Do you miss me?
Will you kiss me through the window?
Do you miss me, miss me?
Will they ever let you go?
I miss my mister so.
lundi 16 novembre 2009
J'aurais aimé que ses mains serrent plus fort autour de mon cou. Je n'avais pas peur. Pas peur du tout. Mais lui, si. Je le voyais bien dans ses yeux. Il n'avait pas ma fureur. Ma violence sauvage, ma folie funeste. Il ne voulait que serrer un peu, juste pour se sentir maître de mon corps, mais il ne contrôlait rien. À voir son visage se déformer, je sais exactement quel regard je lui ai lancé. Ma main se referma solidement sur son poignet et j'ai sifflé entre mes dents : "Serre, plus fort, serre!" Mes ongles s'enfonçaient dans sa chair. Il ne pouvait davantage soutenir mon regard alors il desserra son étau et baissa les yeux au sol. Je le détestais. Je le maudissais. Mes cris résonnaient dans l'appartement. "Lâche!" Je voulais qu'il me frappe avant que se ne soit moi qui le martèle de coups. Et puis, il y a eu un claquement dans l'air. Il m'a giflée. Très fort. J'ai ramené le drap sur mon corps nu, comme pour m'extraire à sa vue devenue soudainement trop gênante et j'ai fermé mes yeux, comme si mes paupières pouvaient retenir mes larmes.
vendredi 23 octobre 2009
Neige virginale
La blancheur éclatante de la neige lui concède son caractère virginal. Notre pureté, notre innocence est garante du nôtre. Jusqu’à ce qu’elle soit souillée. Chaque hiver, la neige tombe, belle, blanche, froide comme une jeune vierge. Elle renaît, revit. Pour nous, aucun retour en arrière possible, aucune deuxième chance.
Je rêve pourtant de cette pureté. De ce caractère virginal retrouvé.
J’aimerais revivre cet instant, où un homme s’enfonce délicatement dans mes chairs. Où je me sens m’ouvrir avec une certaine résistance à un sexe gonflé et puissant. La douce douleur d’un autre en soi.
Morceaux choisis
"Le Maître: Si Jacques voulait me faire un grand plaisir...
Jacques: Comment s'y prendrait-il ?
Le Maître: Il débuterait par la perte de son pucelage. Veux-tu que je te le dise ? J'ai
toujours été friand du récit de ce grand événement.
Jacques: Et pourquoi, s'il vous plaît ?
Le Maître: C'est que de tous ceux du même genre, c'est le seul qui soit piquant; les
autres n'en sont que d'insipides et communes répétitions. De tous les péchés d'une jolie pénitence, je suis sûr que le confesseur n'est attentif qu'à celui-là."
Jacques: Comment s'y prendrait-il ?
Le Maître: Il débuterait par la perte de son pucelage. Veux-tu que je te le dise ? J'ai
toujours été friand du récit de ce grand événement.
Jacques: Et pourquoi, s'il vous plaît ?
Le Maître: C'est que de tous ceux du même genre, c'est le seul qui soit piquant; les
autres n'en sont que d'insipides et communes répétitions. De tous les péchés d'une jolie pénitence, je suis sûr que le confesseur n'est attentif qu'à celui-là."
Jacques le Fataliste - Diderot
jeudi 22 octobre 2009
Call me Danger
Il y a des jours comme aujourd’hui. De ceux où je me sens morose, où la routine me pèse. De ceux où je préférerais rester sous ma couette. Peut-être est-ce la grisaille et la pluie. Je ne sais pas. L’ennui m’engourdit. Il y a des jours comme aujourd’hui où j’aimerais me mettre en danger. Des jours où j’ai des envies folles. Où j’ai un besoin urgent de me sentir en vie.
Il y a des jours comme aujourd’hui où j’aimerais vous crier, chers lecteurs, dans quelle bibliothèque montréalaise je me trouve, sur quel étage je suis sagement assise, dans quel bouquin j’ai le nez. De ceux où j’aimerais vous dévoiler tout le souci que j’ai mis à ma tenue, à mon maquillage et à ma coiffure. De ceux où je me suis choisi des sous-vêtements aguichants d’un rouge profond. De ceux où mon décolleté est trop plongeant, ma jupe trop courte, ma gorge trop découverte. Il y a des jours comme aujourd’hui où je me prépare comme si j’allais rejoindre un amant chéri. Parce que j’ai simplement l’envie folle de me faire baiser dans un rayon désert d’une grande bibliothèque. Par vous, chers lecteurs.
Il y a des jours comme aujourd'hui où c’est de ça dont j’ai envie.
vendredi 16 octobre 2009
(No title)
Je marche depuis un bon moment déjà; il fait froid aujourd’hui sur la Capitale. Mes pas me mènent au Parlement où je prends place en indien sur le gazon gelé. J’adore l’architecture et le style néo-gothique qui domine la colline parlementaire me fascine particulièrement. Il me semble que se dessine un sourire sur mon visage. Le plaisir innommable d’être ailleurs. Je suis touriste dans mon propre pays. J’ai envie d’écrire. Je sors papier et crayon de mon vieux sac trop plein.
Je ne remarque pas immédiatement l’homme châtain qui se tient à mes côtés, appareil-photo en main. Il regarde le Parlement puis donne des regards furtifs dans ma direction. Je lève un œil plus froid que je ne le veux, toute plongée que je suis dans ma rédaction. Il ne semble pas s’en offenser et s’assoit à côté de moi. « Nice to meet you » me dit-il avec un fort accent germanique. Je lui offre pour toute réponse un sourire. Il me raconte dans un anglais approximatif qu’il est touriste et qu’il se demande ce qu’il y a à faire à Ottawa. Je lui réponds que je suis touriste également, que je ne saurais lui recommander quelque chose, mais que j’ai l’intention d’aller au Musée des Beaux Arts et qu’il est le bienvenu s’il veut m’accompagner. Il me lance un « Ja » très guttural. Mais avant, il veut prendre une photo de moi, assise dans le gazon, délicate et vulnérable à côté de l’imposant Parlement qui nous a réunis.
Les expositions temporaires ont peu d’attrait pour moi. Je préfère la collection du musée qui possède deux ou trois pièces qu’il me tarde de voir. Il me suit sans rien dire. Je l’entraîne jusqu’à une magnifique toile de Klimt où je ne dis mot et le regarde, amusée. Son absence de réaction me fait comprendre qu’il n’y connaît foutrement rien à l’art, ne reconnaissant pas même le style de ce peintre viennois. Je me garde bien d’en faire le commentaire et poursuis mes observations en silence.
À la sortie de l’exposition, je l’accuse de m’avoir suivie pour mes beaux yeux plutôt que pour son goût plus qu’approximatif pour l’art. Il fait entendre un grand rire sonore qui s’amplifie dans l’impressionnant hall du musée. Il plaide coupable et m’invite à prendre une bière dans un pub. J’accepte, mais avant, je dois faire un détour par les toilettes.
Je m’enferme dans une cabine, fouille dans mon vieux sac pour en sortir des vêtements plus adéquats pour un début soirée ainsi que ma trousse de maquillage. J’enlève mon jeans, mon t-shirt et mon chandail de laine que je troque pour une jolie robe orange et mauve qui rappelle les feuilles automnales des arbres de la Capitale. Je change également mes souliers plats pour de hautes bottes brunes. Un coup de crayon sous les yeux, du mascara et les cheveux tirés vers l’arrière, je suis maintenant prête. Mon escorte reste un peu abasourdie quand il me voit sortir de la salle de bain complètement transformée, mais il est prompt à me tendre le bras. Et c’est bras dessus, bras dessous que je quitte le musée des Beaux Arts avec un étranger pour me retrouver dans un pub rue William.
La pénombre vient à peine de tomber que nous en sommes déjà à quelques pichets de rousse. Il prend des photos du pub, puis quelques-unes de moi. Il se moque de mon air trop triste pour une voyageuse. Je lui réponds qu’Ottawa a une bonne raison de me faire soupirer. Mais il s’en fout, il regarde mes cuisses qui se sont légèrement découvertes du tissu de ma robe et en prend quelques clichés. Il me rappelle que nous ne nous sommes pas réellement présentés. En effet, je ne connais pas son prénom. Il s’appelle Goëric. Il me demande si je sais ce que ça signifie. Je fais signe un signe négatif de la tête. « dieu puissant » qu’il me répond avec un air lubrique. Et je ne peux m’empêcher de pouffer de rire.
Ne tenant pas l’alcool comme un Européen, il est encore tôt quand je décide de quitter le pub. Je veux prendre une douche chaude et me coucher. Goëric me prend doucement par la nuque, il veut aller à mon hôtel. Je n’ai pas loué de chambre. J’ai plutôt choisi une auberge de jeunesse rue Cumberland à quelques minutes de là. Moins cher, plus convivial. Je trouve les chambres d’hôtel particulièrement vides et tristes quand on y attend personne. Il se moque de moi et me demande comment il va pouvoir me baiser. Je le toise avec un regard de fausse vierge offensée. Il repère un coin plus reculé entre deux bâtiments qu’il pointe du doigt. Ça devrait faire l’affaire.
Nous déposons nos sacs par terre. Il s’avance vers moi pour m’embrasser, mais je l’oblige à une certaine distance avec mon bras, ma main droite à plat contre son torse. Il me jette un regard amusé. De la main gauche, je fais descendre ma culotte avant de la lancer sur mon sac. Je me tourne face au mur, cambre les fesses. Il fait descendre mon manteau, découvre mes épaules pour y écraser sa bouche dessus. Je sens un peu sa langue entre ses lèvres. Il glisse une main sous ma robe, ouvre mes lèvres et frotte son index contre mon clitoris. Je gémis au contact de ses doigts et m’arque davantage. Il a ouvert son pantalon et je sens son sexe contre le mien. Il s’agrippe à mes hanches et me pénètre d’un seul coup. Sa bouche plaquée contre mon oreille, il murmure entre deux gémissements des mots allemands que je ne comprends pas, mais aux sonorités particulièrement vulgaires. Le plaisir me ramollit les jambes, mais il me maintient bien contre le mur de briques. Je sens ses dents se planter dans la chair tendre de mon cou quand il jouit. Nous nous accroupissons tous deux contre le mur, haletants. Du coin de l’œil, je vois son appareil photo dépassant de la poche de son sac. Je m’en empare et après avoir relevé ma robe très haut sur mes cuisses, je prends une photo de mon sexe encore palpitant.
« You’ve seen what Ottawa has the best to offer. » lui dis-je avant de lui souffler un baiser et de partir avec mon sac sur l’épaule.
jeudi 15 octobre 2009
Demain
Demain, je me lèverai tôt pour prendre l'autobus. Je lirai, boirai un café latté et écouterai Je te veux de Satie en boucle sur mon Ipod. Demain, je traverserai le pont Alexandra, marcherai sur la colline parlementaire, flânerai au musée des Beaux-Arts. Demain, j'errerai dans la capitale canadienne, un sourire un peu triste aux lèvres.
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